Parasha Vaychlah du samedi 20 novembre 202#1.

Publié le 19 Novembre 2021

Parasha Vaychlah du samedi 20 novembre 202#1.

C’est clair comme de l’eau de roche.

 

 

 

La parasha Vaychlah  commence par:  Jacob envoya des messagers en avant vers Esaü son frère, pour lui dire :

Ainsi parle ton serviteur Jacob: J’ai séjourné chez Laban et prolongé mon séjour jusqu’à présent. J’ai acquis boeufs et ânes, menu bétail , esclaves mâles et femelles; je l’envoie annoncer à mon seigneur, pour obtenir  faveur à ses yeux.

 

-Mais il faut revenir en arrière dans les derniers versets de la parasha précédente: qui termine par:

 

« Jacob poursuivit son chemin; et des anges de Dieu le rencontrèrent. En les voyant, Jacob dit: C'est le camp de Dieu! Et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm. »

 

On voit ici que Jacob est constamment guidé par des messagers célestes qui lui parlent en songe ou en réalité, pour lui dire ce qu’il doit faire.

 

Le verset ne dit pas ce que lui dit l’ange mais Jacob appela cet endroit « Mahanaïm ».

Et c’est là toute l’interpellation.

Mahanaïm veut dire » deux camps ».

 

- Et donc on repart avec notre parasha Vaychlah et voila que Jacob sait qu’il doit séparer tous ses biens ainsi que sa famille en deux camps.

 

-Jacob est entièrement guidé  par Dieu, il prie et Dieu lui répond.

 

_Puis il va supplier Dieu d'intervenir!

Jacob dit: Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, Eternel, qui m'a dit: Retourne dans ton pays et dans ton lieu de naissance, et je te ferai du bien! Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont tu as usé envers ton serviteur; car j'ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je forme deux camps. Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère, de la main d'Esaü! car je crains qu'il ne vienne, et qu'il ne me frappe, avec la mère et les enfants. Et toi, tu as dit: Je te ferai du bien, et je rendrai ta postérité comme le sable de la mer, si abondant qu'on ne saurait le compter.

 

 

Il eut l'idée d'envoyer des cadeaux à son frère et se dirigea vers le Gué de Jabbok pour y faire passer sa famille et lui-même.

 

Cette idée lui fut inspirée par Dieu.

-Il se leva la même nuit, prit ses deux femmes, ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa « le Gué de Jabbok. » .

 

Il les prit, leur fit passer le torrent, et le fit passer à tout ce qui lui appartenait.

 

 

A  ce moment-là une lutte entre l’âme d’Esaü et l’âme de Jacob, va changer l’avenir.

 

 

Car aucune réconciliation ne peut se faire si il n’y a pas de pardon.

 

« Jabbok » en guematria hébraïque est : 112.

 

« Cette eau de  Jabbok » en gematria ATBASH c’est-à-dire en miroir donne « MASHIAH = 112 ».

 

Le Gué de Jabbok  est un lieu de rencontre avec celui qui a pris tous nos péchés et nos pardons.

 

Le Gué de Jabbok est un endroit de passage à pied.

 

Les Gué quelques y soient sont des passages naturels au milieu des cours d'eau, comme un affaissement de la terre qui fait qu'il n'y a pas de profondeur d'eau, on peut y passer en ayant de l'eau que jusqu'aux chevilles.

Cette symbolique nous ramène bien évidemment au pardon.

 

 

 

D’ores et déjà on comprend ce que préfigure ce petit cours d’eau: « Le pardon ».

 

-« Jabbok » veut dire; celui qui se vide;

 

 

Jacob demande pardon à l’âme de son frère et demande pardon à Dieu ainsi qu’il pardonne aussi que son frère ait voulu le tuer.

 

Jean 13:5.

Ensuite il ( Yeshoua) versa de l'eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

 

Sur le lavage des pieds dira Yeshoua:

-Celui qui est lavé n'a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

Le lavage des pieds c’est  se pardonner constamment les uns les autres de  nos offenses, nos plaintes, nos discordes. Car Yeshoua nous a purifié les mains et tout le corps mais lorsque nous marchons dans le camps de la colère, de la médisance, de la moquerie, de l’insulte,  etc…nous péchons envers les autres, si quelqu’un nous a offensé par ses critiques nous devons absolument pardonner afin que l’âme de la personne ne nous attaque plus.

 

Des fois on peut rester coincer dans un problème faute de pardon. Car Dieu a dit: Si vous ne vous pardonnez pas les uns les autres moi je ne vous pardonnerez pas aussi, sous entendu qu’il ne nous pardonne qu’à la condition que nous pardonnons et que nous demandions pardon.

 

C’est pourquoi « Jabbok »  est un petit cours d’eau, bas juste pour laver les pieds  comme Mashiah Yeshoua nous l’a enseigné.

 

 

 

 

 

 

Jacob et Esaü avaient noué de la haine l'un envers l'autre, les quatre femmes Rachel, Léa, Bilha, Zilpa avaient beaucoup de jalousies entre elles et les enfants aussi avaient entretenu une certaine jalousie.

En passant par le Gué de Jabbok, le verset nous instruit sur la repentance qu'ils ont fait les uns vis-à-vis des autres.

Car l'amertume, et les ressentiments qui ruminent ne pourront pas laisser agir Dieu pour intervenir favorablement pour stopper Esaü animé de haine.

 

 

 

Le Pardon spirituel devant Dieu au Gué de Jabbok, c’est le pardon de réparation de ce qui est spirituel , car l’âme est de Dieu. et c’est en comprenant cela que l’on, comprend pourquoi Jacob dira « J’ai combattu avec Dieu et qu’il nommera ce lieu Peniel.

Il y a donc le pardon charnel qui se fait devant la personne et le pardon spirituel qui se fait devant Dieu.

 

 

 

 

Le pardon apporte la paix le shalom pour que Yeshoua puisse aller au combat lui-même pour nous protéger du mal.

 

Le pardon c'est la force qui agit puissamment dans ce monde.

Mais pour aller plus loin si on reprend le texte Yeshoua, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit.

 

Yeshoua se ceignit.  « Ceindre » veut dire: se préparer au combat,  lutter, lier.

Ceindre c’est aussi: ligoter, attacher, sangler, lier.

 

Jacob nous instruit qu’il a lié tous les esprits mauvais, tout ce qui l’a opposé à son frère. Par le pardon!

Il a lié ses forces pour les contraindre à les rendre inertes.

La force de Jacob c’est cette lutte  et le pardon car l’ange lui dira  après le combat: « Ton nom sera Israël ».

 

« Israël » qui veut dire: Celui qui a résisté face aux pouvoirs. Celui qui a gagné devant les forces. Celui qui a le dessus, l’avantage. Triomphe; Il sera le prince de Dieu.

 

Jacob s’est repenti devant Dieu d’avoir mal agi.

 

Jacob cherche toujours l’avis de Dieu.

 

 

 

Aussi la parasha:

Jacob sait que son sort dépend de son état spirituel.

Il sait que son frère Esaü est son pire ennemi, il sait que son destin est entre les mains de son frère.

 

 

-Ce texte se réfère à la lettre hébraïque « Ayin, ע »  .

Cette lettre hébraïque se définit comme un oeil qui regarde vers l’intérieur.

La lettre Ayin c’est l’oeil de Dieu où aussi la source de Dieu.

Jacob cherche ses réponses en lui là où Dieu va lui répondre.

 

-La valeur de cette lettre est 70  qui veut dire: Nécessité de changer de regard sur une situation.

La puissance du Ayin c’est le symbole de la révélation, la vision. Chercher la réponse en Dieu.

 

 

 

Et de plus  encore la lettre lui révèle ce pardon par Yeshoua.

 

Car sa valeur de  70 dévoile le mystère : « Le vin de la coupe ». 

C’est le nombre de l’avènement universel,  le vin sera le sang de Yeshoua. Le vin de la coupe  du pardon sera versé par le sang du sauveur.

 

 

Cette parasha au travers de cette lettre décrit le pardon que nous donne Yeshoua, par le pardon Il nous donne accès à la liberté.

Ayin c’est Yeshoua qui comme un guide nous enseigne ce que l’on doit faire.

Ayin apporte la vision  nécessaire pour sortir d’une situation bloqué,

Ayin c’est l’escorte de Yeshoua qui marche devant nous, si nous faisons ce qu’il faut.

Ayin c’est le pardon.

 

Sans pardon Dieu n’agit pas.

 

 

Le pardon fait s’écrouler les murs, fait tomber l’orgueil et les mauvaises ambitions, les têtes tombent  et les fausses idées tombent aussi.

Penser que c’est que l’autre qui a tort, se remettre en question c’est commencer le pardon.

 

 

 

Jacob lutte avec Esaü il aura sa hanche déplacée qui le fera boiter ce symbole nous rappelle que nous  devons être humble car c’est par orgueil qu’on ne pardonne pas, c’est par orgueil qu’on pense qu’on a toujours raison.

 

Jacob est resté boiteux comme Paul de Tarse parce qu’il avait d’excellente révélation de Dieu afin qu’il ne s’enorgueillisse pas.

 

 

2 Corinthiens:12: 7,à 9.

 

Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. 8Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, 9et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance du Messie repose sur moi.

 

 

_Yeshoua c’est l’eau du rocher, c’est l’eau de la source qui purifie et qui pardonne.

 

Comme Jacob allons au Gué de Jabbok , allons pardonner afin que Dieu nous pardonne aussi. Et que nous puissions être appelés Israël devant Dieu.

Israël celui qui fait partie du peuple de Dieu.

 

 

Se pardonner les uns les autres c’est prier les uns pour les autres. Car finalement nous sommes comme un seul être réunis par l’amour de Yeshoua.

 

Nous comprenons que le problème de l’un c’est aussi notre problème. Son combat c’est mon combat car nous formons tous l’unique ÂME celle du Messie Yeshoua qui nous a rassemblé, pour former son royaume .

 

C’est par l’unité et par l’amour que nous sommes unis tous reliés les uns aux autres.

Tout l’univers est contenu en un seul être Yeshoua.

Et si nous ne pardonnons pas nous ne pouvons pas être uni à cette immense âme qui est Yeshoua.

 

C’est en quelque sorte la priorité des priorités dans la vie du croyant.

Car le commandement c’est d’aimer Dieu et de s’aimer les uns les autres, étant donné que l’autre a aussi l’âme de de Dieu, et je suis donc aussi lié à son âme.

 

Ne pas pardonner c’est ordonné la division et un royaume ne se divise pas .

 

-Marc 3:

Yeshoua les appela, et leur dit sous forme de paraboles: Comment Satan peut-il chasser Satan? 24Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister; 25et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister. 26Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui. 27Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort; alors il pillera sa maison.

Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes,

 

-Comprendre que l’autre fait partie de nous dans l’union de l’âme  de Dieu aide a tout pardonner.

 

Tel est la règle d’or:

 

-Traites les autres comme tu voudrais être traité.

Pardonnes aux autres comme tu voudrais être pardonné.

 

תתייחס לאחרים כפי שהיית רוצה שיתייחסו אליך

 

Que cette parasha soit pour nous un guide qui nous apprend le pardon. Et nous enseigne le pardon au delà de son immense pouvoir.

 

 

 

L.B

 

 

Shabbat shalom

 

Lecture de la parasha: Genèse: Chapitre 32 verset 4 (3) à chapitre 36 verset 43.

Lecture de la haftarah: Osée :11: 7 à 12: 12 et Obadia: 1: 1 à 21.

Lecture messianique: 1 Corinthiens 5: 1 à 13. Et Apocalypse: 7: 1 à 12.

 

  

 

 

 

 

 

Rédigé par Lydia.B

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article